Dans le cadre de
ses activités culturelles,
la Fondation Bemberg propose A LA
DEMANDE ET SEULEMENT POUR LES GROUPES (8 euros jusqu'à 20
personnes, 6 euros au delà) des visites à thème
. Celles-ci permettent une approche plus approfondie
de la collection. Organisées
par les conférenciers du musée, ces visites
développent des thèmes variés :
de l'impressionnisme à l'image de la femme dans
l'art, en passant par la peinture hollandaise ou le portrait,
c'est à une véritable redécouverte
de sa collection que vous convie l'équipe de la
Fondation.
Le 1er dimanche de chaque mois
Début : 16h 30- Durée : 1 heure 15
Plein tarif : 9,50 € - Tarif réduit : 7 €
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Programme : |
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Dimanche 6 janvier : Peinture hollandaise et flamande
Dimanche 3 février : Splendeurs vénitiennes
Dimanche 3 mars : Le paysage
Dimanche 7 avril : Le costume
Dimanche 5 mai : La Nature morte
Dimanche 2 juin : Le portrait |
1 – Splendeurs
vénitiennes du XVIè au XVIIIè s.
: L’art vénitien a vécu son âge d’or au XVIè siècle
(avec Titien, Tintoret et Véronèse) qui mirent en évidence
le rôle de la couleur et de la matière picturale. Même si
le XVIIIè siècle marque le déclin de la République,
Venise est encore un grand pôle artistique grâce aux peintres de
vedute ou à la dynastie des Tiepolo.
2 – Mobilier
et objets d’art de la Renaissance : Largement représentés dans la collection
Bemberg, le mobilier et les objets d'art de la Renaissance
témoignent d'une nouvelle culture qui s'épanouit
au XVIè siècle. Ils connaissent alors un
développement sans précédent favorisé par
le raffinement des cours européennes et par l'essor
des cabinets d'amateurs. Dans un même temps, de
nouvelles techniques conduisent à un renouvellement
de cette forme d'art, que ce soit dans le domaine du
livre ou dans celui de la faïence. De plus, par
delà leur simple aspect utilitaire, ces objets
reflètent l'esprit et l'esthétique de la
Renaissance qu’ils contribuèrent à diffuser à travers
l'Europe.
3 – Les
bronzes de la Renaissance italienne : S’échelonnant de la fin du XVè au
début du XVIIè siècle, les bronzes
italiens de la Fondation Bemberg offre un exceptionnel
panorama des grandes mutations de la sculpture, entre
Renaissance et Baroque. Principalement centrée
sur l'école véneto-padouanne, elle permet
d'aborder, par l'intermédiaire de Bellano, le
rôle du maître de la Renaissance que fut
Donatello sur la naissance du centre padouan, puis d'apprécier
les caractères spécifiques de cette école
qui atteint sa maturité avec Severo da Ravenna
et Riccio. La collection rend ensuite compte des principaux
développements de l'art maniériste à travers
des maîtres actifs au XVIè siècle
tant à Venise, avec Vittoria, Aspetti ou Roccatagliata,
qu’à Florence avec notamment Giambologna.
4 – Les
amours des dieux : la mythologie vue par
la Renaissance : Elle fut à partir de la
Renaissance un sujet de prédilection pour les
artistes : des bronzes italiens, mais aussi des
peintures allemandes permettent d’observer de quelle
manière les mythes gréco-romains furent
interprétés dans l’art, du XVIè au
XVIIIè siècle.
5 – Mobilier
et objets d’art du XVIIIè : Un élégant salon de la fin de l’Ancien
Régime et un boudoir également de la fin
du XVIIIè siècle présentent un mobilier
et des objets d’art faisant la synthèse
des plus belles réalisations du « Siècle
des Lumières ». Le visiteur découvrira
non seulement des créations françaises,
mais également une collection de porcelaines importées
de Chine, objets courants dans les intérieurs
nobles du XVIII° siècle.
6 – Vertueuse
ou libertine : la femme dans
la peinture : Sujet des premiers instants de la
création artistique à l’époque
Magdalénienne, la femme, matrice et génitrice,
véritable emblème des mystères de
la nature fécondante, sera l’un des thèmes
(sinon le thème) les plus fondamentaux de l’iconographie.
La collection Bemberg nous permet, de la très
belle image de la Vierge à l’enfant par
Van der Weyden au nu très intimiste de Pierre
Bonnard, de comprendre les différentes visions
que l’artiste homme a pu diffuser à partir
d’un modèle féminin religieux ou
bien profane. L’approche de cette visite-conférence
appuie sur l’aspect sociologique, peut-être
plus que purement artistique, afin de mieux percevoir
le rôle et la position sociale que l’homme
a bien voulu accorder à la femme à travers
les différentes périodes de l’Histoire
occidentale et ce, de la Renaissance au début
du XXè siècle.
7 – Le
modèle et le peintre : le portrait:
Le portrait à la Renaissance est avant tout un
art de commande à fonction sociale comme en témoignent
les œuvres des Clouet, de Cranach ou de Titien.
En revanche, les portraits de la fin du XIXè siècle
nous montrent que l'artiste a gagné une liberté qui
lui permet d'imposer son interprétation.
8 – Peinture
du silence : la nature morte :
comment un genre qualifié de mineur en France
a-t-il pu devenir un sujet de réflexion et de
poésie en Flandres et dans les Provinces-Unies ?
Des premières tentatives de trompe-l’œil
dans l’Antiquité grecque chez un maître
comme Zeuxis aux natures mortes inondées de lumière
et de couleur chez Bonnard, cette approche thématique
s’efforce de rendre compte de l’obsession
des artistes à rendre compte de la simple réalité du
monde à travers une retranscription objective
(Cuvenes, de Witt, Baschenis, Forte ou encore Fantin-Latour)
ou bien de leur désir de transcender les menus
objets du quotidien en une harmonie plastique colorée
(Vlaminck, Bonnard).
9 – Miroir
de la réalité : les peintres flamands et hollandais : La Fondation
conserve un important ensemble de peintures de ces deux écoles
qui connurent leur apogée au XVII° siècle
et qui , à la différence de l’Ecole
italienne éprise d’idéal , se plurent à représenter
la réalité de leur temps. Réalité truculente
dans les Flandres ou réalité plus austère
chez les hollandais empreints de rigueur protestante.
10 – La
nature recomposée : le paysage
du XVIè au XVIIIè siècle :
La Renaissance marque le grand retour du paysage dans
la peinture. Ce dernier prendra, au fur et à mesure
du siècle, un sens différent en fonction
des grands centres artistiques européens, de la
vision réaliste flamande à la poésie
virgilienne perceptible à Venise.
C’est aussi la vision perspective et minérale
d’un paysage urbain qui retiendra les artistes
dès le début du XVè siècle à Florence.
La collection Bemberg permet de percevoir différentes
visions de ce monde : d’esprit déco-ratif
et allusif, encore médiéval, chez Cranach, à la
représentation rationnelle et objective d’un
Canaletto, en passant par le doux réalisme et
la simplicité des néerlandais tels Van
Goyen ou Philip Wouwerman.
10 bis – La
nature recomposée : le
paysage, de l’impressionnisme à Bonnard :
avec une création sur le motif d’Eugène
Boudin en Normandie, la peinture « moderne » prend
ses distances avec les règles par trop aliénantes
des Académies des Beaux-Arts. Le paysage en tant
que genre indépendant, encore jugé mineur
par le jury du Salon officiel, devient le véritable
fer de lance de la nouvelle génération
(Monet, Pissaro, Caillebotte, Morisot). Post-impressionnistes
et Fauves, si bien représentés (Signac,
Cross, Dufy, Friesz, Braque) permettront d’aller
plus avant en s’appuyant sur une couleur arbitraire
qui ne fait du paysage que le prétexte d’une
expression plastique.
Bonnard, prenant appui sur la simplification de Gauguin,
tentera quant à lui peu à peu de soumettre
sa vision paysagère à une symphonie éclatante
de jaunes, de bleus, de violets, toutes couleurs en accord
avec son éblouissement pour une couleur du Midi
fortement personnalisée.
11 – Impressionnisme
et Post-Impressionnisme : En rupture avec les thèmes et les techniques de
l’art officiel, les Impressionnistes proposent
une peinture plus spontanée : ils ouvrent
la voie aux mouvements du post -impressionnisme qui,
en quelques décennies, vont acheminer l’art
jusqu’à l’abstraction.
12 – Bonnard : Figure majeure de la première
moitié du XXè siècle, Pierre Bonnard élabora
un art profondément original en marge des grands
mouvements artistiques de son temps. Pourtant sa carrière
avait débuté dans les années 1890
au sein du groupe Nabi, l'un des principaux courants
avant-gardistes de la fin du XIXè siècle.
Son art était alors marqué par les influences
conjuguées de Paul Gauguin et des maîtres
de l'estampe japonaise. Mais dans les premières
années du XXè siècle, notamment
après sa découverte de la Côte d'Azur,
il devait se tourner vers une recherche plus personnelle,
principalement centrée sur la couleur. Oubliant
les scènes de la vie parisienne de ses débuts,
il se concentra dès lors sur les thèmes
de l'intimité dans une poétique célébration
du quotidien.
13 – Mécènes
et collectionneurs : les artistes et le marché de l'art : Si le mythe
de l'artiste maudit peinant dans la solitude de son atelier
a marqué l'Impressionnisme et le Montparnasse
des années 20, il fut des époques où celui-ci,
artisan besogneux négociant le prix du lapis-lazuli
pour un retable, puis artiste honorable commandité par
les Princes ou l'Église, produisait une œuvre
dont la valeur décorative, liturgique ou commémorative
l'intégrait de fait dans sa société.
De l'artiste flamand vendant ses peintures à la
foire de Bruges, à l'artiste des rois, tel Titien
ou Van Dyck, en passant par l'évocation du marché de
l'art naissant avec les nouvelles galeries de Durand-Ruel,
Vollard et Kahnweiler, cette visite s'interroge sur la
valeur accordée à l'art et s'attarde sur
les figures tutélaires de ce milieu, présentes
dans la collection, telles Charles Ier, Misia Sert ou
Josse Hessel.
14 – Conservation
et restauration des tableaux de la collection Bemberg : Les tableaux vieillissent
: la peinture craquelle, les toiles se déchirent,
les panneaux de bois se fendillent et gauchissent. L’œuvre
d'art continue à vivre après sa consécration
muséale sous 1'œil attentif du conservateur
et du restaurateur chargés de veiller sur son éternelle
jouvence. .
À travers les œuvres de la collection, un panorama sur les dessous
cachés des chefs-d'œuvre est proposé mettant l'accent particulièrement
sur l'histoire et les techniques de restauration inhérentes à la
peinture sur toile et sur bois.
Pourquoi la peinture à l'huile jaunit ? qu'est-ce
qu'une craquelure prématurée en escargot ?
quel enseignement peut-on en tirer sur la connaissance
du tableau ? sont autant des thèmes abordés
durant cette visite.
15 – La
couleur à travers les œuvres
de la collection : cette visite consiste à présenter
la couleur. Au premier étage, ses accords et ses
discordances au XVIè siècle, sa richesse
chez les Vénitiens, sa symbolique dans l'art religieux
du XVè siècle.
Au deuxième étage, la couleur-lumière
des Impressionnistes et Néo-Impressionnistes,
la couleur-matière de Gauguin, l'expressivité des
Fauves, les subtiles sensations colorées de Bonnard.
16 – Techniques
et matériaux : Cette
visite consiste à approcher différentes
techniques picturales à partir d’une douzaine
d’œuvres de la collection : depuis la
peinture flamande sur bois du XVIè siècle,
en passant par les pastels de Rosalba Carriera au XVIIIè siècle
et ceux de Degas au XIXè siècle, la technique
des Impressionnistes et Néo-Impressionnistes,
les aquarelles de Dufy et de Bonnard, pour terminer avec
un dessin de Picasso.
Un parcours qui tente de répondre aux questions :
- comment l’artiste a-t-il réalisé cette œuvre ?
- Pourquoi a-t-il choisi tel moyen ?
et permet de suivre l’évolution des techniques
et des matériaux au fil des siècles.
19 – L’influence des estampes japonaises
sur la peinture européenne (fin XIX° - début
XX°) : Au milieu du XIX° s. avec l’ouverture
du Japon au monde, les Européens fascinés
découvrent une autre culture, totalement différente
de la leur. Les artistes, collectionnant les estampes
japonaises, trouvent dans l’art japonais une approche
et des conceptions visuelles et plastiques nouvelles
qui contribuent dès lors à la construction
de l’art moderne. Une influence majeure à découvrir
dans la collection de la Fondation Bemberg grâce
aux œuvres de Degas, Gauguin, Bonnard ou Toulouse-Lautrec.
20 – Le
costume et la mode de la Renaissance au XIX° s.
« Il est une déesse inconstante, incommode, /Bizarre dans
ses goûts, folle en ses ornements /Qui paraît fuir, revient et
naît en tous les temps, /Protée était son père,
et son nom est la mode » Voltaire
La collection de tableaux de la Fondation est une vitrine
de la mode des temps passés. Fraises, corsets,
robes à crinoline, boutons, rubans, perruques,
gants… Au cours de cette visite, nous nous interrogerons
sur les goûts vestimentaires, les extravagances
de chaque époque et sur l’évolution
du costume masculin et féminin de la Renaissance
au XIX° siècle.
N° |
compatibles avec |
N° |
compatibles avec |
1 |
2, 3,
4, 5, 6, 9, 10bis, 11 à 16 |
11 |
1 à 9, 12 à 16 |
2 |
Toutes sauf 13 |
12 |
1 à 16 |
3 |
1, 2,
5, 6, 8, 10 à 12,
14 à 16 |
13 |
1, 9,
11 à 16 |
4 |
1, 2,
5, 8, 10 à 12,
14 à 16 |
14 |
1 à 5,
7, 8, 9, 11, 12, 15 |
5 |
Toutes sauf 13 |
15 |
1 à 5,
7, 8, 9, 11, 12, 14 |
6 |
1, 2,
3, 5, 11, 12, 14 à 16 |
16 |
Toutes sauf 13 |
7 |
1, 2,
5 à 8,
10 à 12, 14 à 16 |
17 |
1 à 9, 13 à 16 |
8 |
1 à 5,
7, 11, 12, 14 à 16 |
18 |
2 à 9, 13 à 16 |
9 |
1, 5 à 16 |
19 |
1 à 5, 9,
10 |
10 |
2 à 5, 7, 9,
14, 15, 16 |
20 |
10bis, 11, 12, 19 |
|